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Vers des forces spéciales des psychiatres contre le terrorisme comme entrée privilégiée au totalitarisme ?

 

 

 

 

 «Je me dis : voilà ce que produit le système politique aux États-Unis. Voilà le genre de fous qu’il peut engendrer. Ce sont des gens qui sont soutenus par des milliardaires ou qui possèdent eux-mêmes des milliards de dollars. Ce ne sont pas des êtres humains normaux. Ils sont financés par les pétroliers, les banques prédatrices et les marchands d’armes. C’est pourquoi ils ne régleront pas le problème environnemental. Ces gens-là ne devraient pas être en position de leadership, ils devraient être en thérapie ! (…) La guerre est un outil très efficace si votre objectif est de vous faire des ennemis et de créer du terrorisme ou de vendre des armes. Mais c’est un désastre absolu pour toute personne qui a un cœur qui bat sur cette planète.»

 

Diplômée d’Harvard, médecin de carrière et mère de deux enfants, Jill Stein se présente pour la seconde fois à la présidentielle avec le Green Party, le parti écolo états-unien. Elle explique son programme à Reporterre et son analyse décapante des Etats-Unis. https://reporterre.net/Les-Etats-Unis-sont-comme-une-maison-rongee-de-l-interieur-et-sur-le-point-de-s

 

 

 

Cela légitime de poser des questions profondes et claires sur les fonctions et les objectifs de la psychiatrie en France. Est-elle une discipline ou un système de «soins» autonome ? Y-a-i-il une charte ou un minimum d'éthique dans son fonctionnement ?

Je pense clairement qu'elle est elle-même inscrite dans des pratiques délinquantes et dans son fonctionnement et dans ses objectifs.

 

Comment peut-on demander ou mobiliser des psychiatres libéraux et des hôpitaux pour lutter contre le terrorisme alors que des pratiques dégradantes existantes dans ces hôpitaux contre des patients innocents sont d'une inhumanité grandissante systémique. Voir le rapport de presse de la CGLPL surtout page n° 6 : http://www.cglpl.fr/wp-content/uploads/2016/05/Rapport-isolement-et-contention_Dossier-de-presse.pdf

 

La psychiatrie est déjà dans un échec cuisant dans son propre domaine de référence. Elle n'a produit que des cortèges des victimes et des abîmés à vie au nom de «soins». Quel paradoxe ! Nous attendons impatiemment la réaction des psychiatres si minime qu'elle soit pour apprendre de plus et comprendre comment ils fonctionnent et s'ils ont une autonomie de l'esprit. Cet appel à la mobilisation est déjà une atteinte au métier des autorités compétentes du contrôle, les services de police.

 

Nathalie Dale n'était pas une terroriste. Elle n'était pas une musulmane et non plus une immigrée pour la soupçonner. Elle était elle-même, Française de culture universelle et fière de son appartenance. Ce sont ses traces et ses témoignages manuscrits quelle a laissés derrière elle qui parlent et disent ce qu'on refuse d'entendre comme vérité. Et pourtant elle a été tuée par la psychiatrie en collusion avec la justice et la haute autorité de l'Etat, la préfecture dans son arrêté criminel de son hospitalisation forcée du 18 octobre 2010 au 19 janvier 2011 en se réfugiant derrière une logique sécuritaire délirante en imposant des «soins» mortifères menés dans une terreur impitoyable par des acteurs institutionnels jusqu'à sa destruction totale le 31 janvier 2014 à l'âge de 43 ans en lui empêchant de voir son enfant par des mécanismes les plus abjects qu'ils soient dans un système de droit. Elle a été dépossédée par la justice au nom de la «protection». Elle était coupable d'avoir demandé ses droits dans un pays qui se dit de droit. J'ai découvert ces horreurs par sérendipité et je le dis ici sans préalable et sans jugement. Voir le lien : https://mars-infos.org/aix-en-provence-chronologie-d-une-445

 

 

 

J'ai cité le cas de Nathalie qui n'est pas isolé parce qu'il s'inscrit dans une signification globale des pratiques psychiatriques dégradantes systémiques et mortifères dans les hôpitaux psychiatriques en France, symptomatiques d'une culture managériale érigée en modernité alors qu'elle n'est que des procédures et des protocoles de déshumanisation généralisée bien conjuguée aux logiques néolibérales dans un esprit de guerre contre les vulnérables et contre tout ce qui n'est pas rentable et non conforme aux normes leur gestion criminelle.

 

Pour faire face à ce qui est créé en toutes pièces dans le phénomène du terrorisme qui cible partout des innocents, il est souhaitable de se souvenir des mots de Jens Stoltenberg,1er Ministre Norvégien, après l'attentat d'Oslo et le massacre d'Utoya le 22 juillet 2011 :


 
«J’ai un message pour celui qui nous a attaqué et pour ceux qui sont derrière tout ça: vous ne nous détruirez pas. Vous ne détruirez pas la démocratie et notre travail pour rendre le monde meilleur.»
«Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et de tolérance.». http://www.slate.fr/story/96601/discours-utoya-democratie-charlie-hebdo

 

 

«Un bon psychiatre est celui qui fait ce que ne dit pas la psychiatrie»

Stanislas Tomkiewicz (1925-2003).

 

Faire appel à la psychiatrie https://francais.rt.com/france/42190-terrorisme-gerard-collomb-radicalisation-barcelone-attentat-hopitaux-psychiatrique-sante

pour traiter un fait aux pesanteurs complexes dans lequel des acteurs surpuissants agissent selon des agendas serait encore une chance pour amplifier ce fait. Les logiques délinquantes et les connivences avec ce monstre créé n'ont aucune limite comme le ventre de la Bête. La psychiatrie aurait mieux servi ses objectifs et son but si elle avait pu réhabiliter la dimension humaine et écologique dans son domaine et avait pu se démarquer des influences des jeux du pouvoir et des logiques répressives inhérentes à son pouvoir exercées sur le processus dans une danse hilarante. Pauvre psychiatrie française !

Par cette conception sécuritaire de la psychiatrie, il n'est pas de l'exagération de dire qu'elle est un instrument redoutable transintitutionnel bien entretenu pour détraquer, briser, détruire et pulvériser tout ce qui tombe dans son filet. Elle est le bras armé de l'Etat contre une différence si minime qu'elle soit.

Là ! Gibran (1883-1931)avait raison dans ce qu'il a dit : «N'est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que que nos valeurs ?». Le sable et l'écume (1926).

 

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