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Psychiatrie - Justice - Dépossession - Souffrance - Maltraitance - Silence - Aix-en-Provence

Psychiatrie - Justice - Dépossession - Souffrance - Maltraitance - Silence - Aix-en-Provence

En mémoire de Nathalie

Née le 21 mai 1970

 

Pulvérisée par la psychiatrie le 31 janvier 2014 au nom des «soins»

Dépossédée par la justice au nom de la «protection»

 

 

 

«Tout ce qui est mort comme fait, est vivant comme enseignement» Victor Hugo

 

Même si des hostilités face auxquelles le faire face tous les jours n'ont aucune limites chaque fois qu'il y a un retour sur la chronologie du crime institutionnel commis froidement dans des postures hilarantes, cela n'empêche de dire ce qu'on refuse d'entendre en dépit des conséquences personnelles : L'institutionnalisation des formes de maltraitance psychiatrique, ou plutôt de torture en parfaite conjugaison avec les formes de dépossession déléguées à des acteurs de la faune des faussaires qui agissent dans des structures de tutelle et curatelle hors contrôle, voilées sous des appellations de : soutien, accompagnement, aide, etc., dans des postures de soi-disant mandataires judiciaires.

 

Le retour aux faits tangibles et solides construits en partie dans une démarche douloureuse pour comprendre comment l'enchaînement synchronique et diachronique des processus et des procédures de liquidation psychologique et physique de la victime au nom des «soins» psychiatriques, et de dépossession au nom de la protection, exige un dépassement de soi pour détecter le fil conducteur qui par sa tension, conduit à la découverte de la boîte noire dans laquelle des mécanismes rentrent en jeu dans la production des horreurs légales dans un spectacle professionnel prédateur, rémunérée et subventionné pour satisfaire un ordre oppressif par des mécanismes de diagnostic qui n'est que des petits arrangement sémantiques interprétables de «handicap, schizophrénie, délire mystique, bipolarité, altérations mentales, entente de voix, déni... » par des professionnels de la spéculation sur la complexité et la dynamique du fonctionnement cognitif et du braquage des processus mentaux et de l'intelligence multiple, les psychiatres, pas tous les psychiatres, conçus dans une stratégie computationnelle pour déclencher le compte à rebours qui conduit à une mort assistée par l'escalade médicamenteuse. Mourir dans d'atroces souffrances : La psychiatrie tue dans l'impunité.

 

Cette frénésie des interprétations du handicap supposé est axée sur la déficience qui est le noyau central de la loi du 11 février 2005 qui demeure toujours le cadre normatif, totalement pulvérisé par la Rapporteure Spéciale sur les droits des personnes handicapées dans son rapport sur sa visite en France publié le 25 février 2019, page numéro 6 :

 

Problèmes à régler en ce qui concerne l’harmonisation des lois et des directives

 

«Tout en saluant le cadre légal exhaustif français, la Rapporteuse spéciale fait remarquer que la loi no 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées n’est pas pleinement conforme à la Convention et a une portée plus limitée. Par exemple, la loi ne fait pas référence aux droits fondamentaux tels que les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, ni au droit à la reconnaissance de la personne juridique dans des conditions d’égalité et au droit de jouir de la capacité juridique sur la base de l’égalité avec les autres. De plus, la définition du handicap figurant à l’article 2 (qui porte modification de l’article L114 du Code de l’action sociale et des familles) est axée sur la déficience et non sur l’interaction de la personne avec l’environnement et sur les obstacles existants, et elle devrait donc être revue. En ce qui concerne l’accès aux services de communication en ligne, l’article 47 de la loi traite uniquement des services publics, sans aborder les services privés. En outre, excepté dans le domaine de l’emploi, la loi ne prévoit pas la mise en place «d’aménagements raisonnables », pourtant requise par la Convention. La loi devrait être revue dans sa totalité afin d’assurer sa pleine conformité avec la Convention.

 

La Rapporteuse spéciale constate avec préoccupation que certaines dispositions légales ne sont pas conformes à l’article 12 de la Convention, qui reconnaît la pleine capacité juridique des personnes handicapées. Il s’agit notamment des articles L5 et L200 du Code électoral, qui prévoient la suppression du droit de vote de personnes spécifiques placées sous tutelle et interdisent aux personnes placées sous tutelle ou sous curatelle (voir par. 60) de se présenter aux élections et d’être élues. Parmi les autres mesures législatives non conformes à l’article 12, on peut citer plusieurs dispositions du Code civil (par exemple, art. 414-1 sur « les personnes saines d’esprit », art. 414-3 sur « les personnes sous l’empire d’un trouble mental », art. 425 et 428 sur les mesures de protection juridique et art. 475 sur les régimes de tutelle), le Code de procédure pénale (par exemple, art. 256 qui interdit aux majeurs protégés d’être jurés à la Cour d’assises), le Code de procédure civile (par exemple, art. 1213 et 1229 qui traitent des procédures relatives à la mise sous tutelle) et le Code de la santé publique. La Rapporteuse spéciale encourage les autorités législatives compétentes à revoir en profondeur l’ensemble du cadre normatif afin d’achever d’harmoniser la législation, conformément à l’article 4 de la Convention. En outre, la Rapporteuse spéciale constate que la France n’a pas pris pleinement en considération le changement de modèle introduit par la Convention. La plupart des autorités publiques qu’elle a rencontrées se référaient directement aux dispositions de la loi no 2005-102 du 11 février 2005 et n’avaient pas une bonne connaissance des nouveautés apportées par la Convention. La Rapporteuse spéciale encourage le Gouvernement à faire en sorte que toutes les politiques publiques, y compris celles qui portent expressément sur le handicap, abordent le handicap selon une approche fondée sur les droits de l’homme et visent à supprimer les obstacles qui entravent la participation pleine et effective des personnes handicapées sur la base de l’égalité avec les autres. Elle l’invite instamment à sensibiliser tous les représentants de l’État, les fonctionnaires, les prestataires de services et les acteurs de la société civile, à renforcer leurs connaissances et leurs compétences concernant l’application du paragraphe 1 de l’article 4 et l’article 8 de la Convention, et à mener une vaste campagne de promotion de la Convention et de la prise en compte du handicap selon une approche fondée sur les droits de l’homme.». Source : http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/40/54/Add.1 : (Voir à droite en haut de l'écran. Appuez sur lettre F dans la rubrique «Documents»).

 

Une autre voie pour accéder au rapport avec des explications détaillées en référence à des liens utiles : http://depsychiatriser.blogspot.com/2019/03/rapport-de-la-rapporteuse-speciale-sur.html

 

Il y a tout juste quelques jours, j'ai lu un témoignage d'une personne mise en situation de soins forcés et des hospitalisations forcées, dans lequel la victime parle de façon courageuse des conséquences dévastatrices sur sa vie quotidienne chaque fois qu'elle voie une voiture des pompiers, une voiture de police ou même entendre une sirène. Ce témoignage est d'une qualité inattaquable et dans la forme et dans le fond me rappelle toujours le vécu quotidien de Nathalie, chaque fois qu'elle se trouvait dans la même situation :

«il faut en être une victime avoir subi les tortures mentales et les contraintes qu'elle a mise en place et connaître le sentiment de crainte qu'engendre cette discipline. En tant qu'usager la psychiatrie m'aura appris trois choses : le mépris, la peur et le sentiment d'impuissance et d'insécurité. Comprenez que le seul fait de voir passer une voiture de police, d'entendre une sirène de pompier et d'ambulance soulève chez moi un vent de panique et accélèrent les battements de mon cœur tant le traumatisme des hospitalisations de force et parfois pas tout à fait justifiées que j'ai subies est grand. Voilà ce que je voulais vous dire.»

 

Tout est décrit ici dans une fidélité qui s'impose d'elle-même que je n'ai pas pu trouver autre chose à dire ou à ajouter dans ce témoignage, même si son auteur est une autre personne. Mes souvenirs n'ont pas encore pris aucun ride pour trahir les dimensions spatio-temporelles dans lesquelles la victime a été broyée par la machine psychiatrique dans une atmosphère sociale et professionnelle toxique annonciatrice non seulement d'un grand naufrage du complexe psychiatrique prédateur, mais aussi des politiques de «santé mentale» : https://blogs.mediapart.fr/edition/contes-de-la-folie-ordinaire/article/180419/le-grand-naufrage-des-politiques-de-sante-mentale

 

C'est bien le pouvoir, que ce soit comme capacité d'agir ou comme un système de contraintes imposées sur autrui qui est notoirement manifeste dans la relation psychiatrie/usagers qui est au centre dans cette relation qui ne peut s'expliquer que dans le rapport de dominants à dominés, symptomatique du grand système aux pesanteurs descendantes programmées pour neutraliser et mettre à l'ombre tout ce qui dérange les normes abstraites pré-établies, face auxquelles toute divergence si minime qu'elle soit sera punie par des mécanismes d'enfermement légal dans les hôpitaux psychiatriques et des soins imposés chez soi sous contrôle des agents de conformité : Un véritable couvre-feu mis en place pour isoler et envoyer aux enfers des personnes coupables d'avoir transité par le système psychiatrique et diagnostiqué par un instrument puissant par sa dépendance aux gardiens de l'ordre oppressif. Ce sont des pratiques quotidiennes menées dans une ignorance volontaire des principes des droits de l'homme et surtout dans un mépris total des articles de La Convention des Droits des Personnes Handicapées des Nations-Unies : https://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413

 

 

L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte. Confucius

 

Ce ne sont pas des recherches dans les sciences sociales qui m'ont appris ce collaborationnisme, mais ce sont mes expériences crues dans mon combat légitime mené dans une ignorance du structuré et du formel pour libérer ma compagne des griffes des acteurs de ces deux domaines, la psychiatrie et l'injustice. Malheureusement, ils sont si puissants et si soutenus par le silence violent du politique et de tout ce qui va avec, la société dans sa majorité. Parfois, ici à Marseille, les soi-disant chercheurs dans ce domaine ne supportent pas d'en parler ou d'évoquer cette histoire. Chercher pourquoi ils sont tellement pourris dans leur fonctionnement, permet de comprendre qu'ils se servent des personnes détruites par le système psychiatrique pour mener des entretiens de master, voire faire une "thèse". Ce sont des imposteurs qui excellent dans la fabrication des communications tenues pour réalités, surpayés pour pervertir le sens dans des opérations cognitives inscrites dans ce qu'ils appellent : "Recherche en santé mentale ou en rétablissement". C'est de la perversion et de l'inversion des faits et leurs causes.Ils portent une identité professionnelle, les acteurs de la faune des faussaires. Malgré cela, apprendre que le fait de se battre contre cette infection sociétale comporte des risques, mais il donne plus de courage et mène vers plus de découvertes. Des découvertes des horreurs légales, des privations de droits et de justice, voire de son propre humanité jusqu'à la destruction totale. C'est pourquoi, j'ai toujours aimé ce passage de Harper Lee : "Je voudrais que tu comprennes ce qu'est le vrai courage. C'est de savoir que tu pars battus d'avance. Et malgré cela, agir quand même et tenir jusqu'au bout". Dans : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. 1961.

 

 

En mémoire de Nathalie et de toutes les victimes de la psychiatrie et de la dépossession

Que plus jamais personne ne vive une telle inhumanité !

 

 

 

 

M'hamed EL Yagoubi

Mardi 21 mai 2019

Marseille - France