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Indicateur - Critère - Evaluation - CDPH - HCDH - Objectif - But - Processus - Résultat - Psychiatrie - Nathalie - Droit - Convention - Connaissance déclarative - Connaissance procédurale - Intelligence - Complexe psychiatrique.

Indicateur - Critère - Evaluation - CDPH - HCDH - Objectif - But - Processus - Résultat - Psychiatrie - Nathalie - Droit - Convention - Connaissance déclarative - Connaissance procédurale - Intelligence - Complexe psychiatrique.

 

 

Élaboration et publication des indicateurs des droits de l'homme par le Haut Commissariat des Droits de l'Homme sur la Convention des Droits des Personnes Handicapées.

 

 

 

Indicateurs des droits de l'homme sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées à l'appui d'un Programme de développement durable à l'horizon 2030 inclusif pour les personnes handicapées

 

 

Lien principal :

https://www.ohchr.org/EN/Issues/Disability/Pages/SDG-CRPDindicators.aspx

 

Introduction

 

Il est souhaitable de se référer à la version anglaise pour éviter des malentendus dans la traduction.

J'ai extrait des parties du document dans la version française mais j'ai travaillé quelques incidences qui sont minimes pour que la correspondance entre les deux versions soient adéquate.

 

A la fin, j'ai soulevé quelques ambiguïtés dans la distinction théorique et conceptuelle entre la notion de critère et d'indicateur dans : Pour une approche de clarification et de distinction. Le chaînon manquant est identifié : Les critères.

 

Les indicateurs structurels, de processus et de résultats sont complexes et directement en lien avec les objectifs et le but des procédures de traduction en acte des articles de la Convention. Ils sont l'expression visible de l'engagement, de l'effort de l'implémentation de la convention et de transformation de l'arsenal juridique et politique existant en vue de produire des effets attendus ou souhaités dans le monde de handicap et ses versants multiples en conformité au modèle défendu et soutenu dans les articles de la Convention des Droits des Personnes Handicapées des Nations-Unies1.

 

Bien que les droits de l'homme qui inspirent la Convention des Droits des Personnes Handicapées des Nations-Unies soient des connaissances plus déclaratives que procédurales, le texte de la Convention (cdph) a visiblement une tendance d'être procédural puisqu'il est orienté vers des actions organisées en direction des objectifs et buts généraux et spécifiques. Ce qui lui donne une forte légitimité d'acceptation et de concrétisation en tant qu'instrument et concept ou modèle aux dimensions universelles.

 

 

***************

 

Les indicateurs des droits de l'homme sur la CDPH2 sont essentiels pour faciliter la compréhension et la mise en œuvre des dispositions de la Convention. Ils servent à donner des orientations sur les actions et mesures à prendre pour mettre en œuvre la CDPH et à faciliter l'évaluation de ces progrès.

Les législateurs, les décideurs et les autres décideurs de tous les niveaux de gouvernement peuvent bénéficier de ces indicateurs pour savoir quels types d'étapes sont nécessaires pour transformer les cadres juridique, politique et budgétaire. En outre, les indicateurs servent d'outil à toute organisation ou organe pour évaluer la mise en œuvre d'un État et tenir le gouvernement responsable, par exemple les institutions nationales des droits de l'homme, la société civile, y compris les organisations de personnes handicapées, les agences de coopération internationale, les agences des Nations Unies, les donateurs, etc.

 

Indicateurs des droits de l'homme sur la Convention des Droits des Personnes Handicapées

 

Les indicateurs sont listés ci-dessous sous forme de tableaux ainsi qu'en format accessible et sont disponibles en anglais, français et espagnol.

Afin de fournir des conseils sur la portée et l'utilisation des indicateurs, veuillez consulter la liste des questions fréquemment posées (FAQ) , également disponibles en téléchargement en anglais |Français | Español.

 

Que sont les droits de l'homme ?

«Les droits de l'homme sont des garanties juridiques universelles qui protègent les individus et les groupes contre les actions et les omissions qui portent atteinte aux libertés et droits fondamentaux et à la dignité humaine. Les droits de l'homme sont inhérents à tous les êtres humains et sont fondés sur le respect de la dignité et de la valeur de chaque personne. Ils découlent de valeurs humaines précieuses qui sont communes à toutes les cultures et civilisations. Les droits de l'homme ont été inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et codifiés dans une série de traités internationaux sur les droits de l'homme ratifiés par les États et d'autres instruments adoptés après la Seconde Guerre mondiale. Il existe également des instruments régionaux relatifs aux droits de l'homme, et la plupart des États ont adopté des constitutions et d'autres lois qui protègent officiellement les libertés et les droits fondamentaux de l'homme. Alors que les traités internationaux et le droit coutumier, ainsi que la pratique interprétative des organes de traités, constituent l'épine dorsale du droit international des droits de l'homme, d'autres instruments non contraignants tels que les déclarations, les lignes directrices et les principes adoptés au niveau international contribuent à sa compréhension, à sa mise en œuvre et à son développement».

 

Source : https://www.ohchr.org/Documents/Publications/Human_rights_indicators_en.pdf

 

 

1. Qu’est ce qu’un indicateur ? Quel est le rôle des indicateurs des droits de l’homme ?

 

Un indicateur est quelque chose qui donne des informations sur un état ou un niveau. Il est souvent basé sur une certaine forme de quantification ou de catégorisation qualitative et fournit une indication des circonstances qui prévalent à un endroit donné et à un point donné.

Un indicateur des droits de l'homme est défini comme une information spécifique sur l'état ou la condition d'un objet, d'un événement, d'une activité ou d'un résultat qui peut être liée aux normes et standards des droits de l'homme; qui aborde et reflète les principes et préoccupations des droits de l'homme; et qui peuvent être utilisés pour évaluer et suivre la promotion et la mise en œuvre des droits de l'homme.

Les indicateurs des droits de l'homme améliorent la mise en œuvre et la mesure des droits de l'homme en:

mettant en évidence le contenu pratique des normes;

mesurant du progrès;

apportant transparence et responsabilité; et

renforçant le suivi des recommandations.

 

2. Quelle est la méthodologie du HCDH pour l'élaboration d'indicateurs des droits de l'homme ?

 

L'objectif principal des indicateurs est de guider les États sur les actions et mesures à entreprendre pour mettre en œuvre la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) et faciliter l'évaluation des progrès réalisés. Ils servent également d'outil aux autres parties prenantes (INDH, société civile, agences de coopération internationale, bailleurs de fonds, etc.) pour suivre les progrès de l'État dans la mise en œuvre.

 

En tant que tels, les indicateurs du HCDH sur les droits de l'homme visent à mesurer les engagements et les efforts des États pour s'acquitter de leurs obligations en matière de droits de l'homme, ainsi que les résultats garantissant la jouissance des droits de l'homme.

 

La méthodologie du HCDH pour les indicateurs des droits de l'homme est basée sur les normes internationales relatives aux droits de l'homme telles qu'elles sont inscrites dans les principaux traités relatifs aux droits de l'homme et élaborées à travers les observations générales des organes de suivi des traités des Nations Unies. La méthodologie reconnaît l'interdépendance et l'indivisibilité des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux et reflète les normes transversales des droits de l'homme, telles que la non-discrimination et l'égalité, la participation et la responsabilité. Elle identifie des indicateurs applicables de manière universelle, à la fois qualitatifs et quantitatifs, qui peuvent être davantage adaptés à des contextes locaux spécifiques.

Les indicateurs n'ont pas pour vocation de servir de mesure globale pour la comparaison entre pays.

 

Élaboration d'indicateurs des droits de l'homme :

 

La méthodologie du HCDH adopte une approche en deux étapes :

 

1) identifier les attributs du droit de l'homme ; et

2) élaborer des indicateurs structurels, de processus et de résultats.

 

1) Attributs d'un droit de l'homme

 

Les attributs sont les éléments essentiels d'un droit.

 

Par nature, les droits de l'homme sont interdépendants et les normes transversales se chevauchent entre les droits. Il est important de transcrire les fondements d'un droit de l'homme en un nombre limité de caractéristiques ou d'attributs de ce droit, qui sont idéalement mutuellement exclusifs. En tant que tels, les attributs fournissent un cliché instantané du droit spécifique qui le distingue des autres droits.

 

L'identification des attributs implique de fournir une catégorisation claire et plus «tangible» du droit qui facilite l'élaboration d'indicateurs correspondant aux différentes facettes de ce droit. De cette façon, le lien est établi entre le cadre normatif et les indicateurs.

 

Par exemple, les attributs identifiés pour l'article 24 de la CDPH sur l'éducation inclusive couvrent toutes les dimensions du droit et servent à mieux catégoriser et développer des indicateurs :

· Système éducatif inclusif.

· Enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité

· Accès à l'enseignement supérieur, à la formation professionnelle et à l'apprentissage tout au long de la vie.

· Enseignement inclusif.

 

Indicateurs structurels, de processus et de résultats

 

    • Les indicateurs structurels mesurent l'acceptation, l'intention et l'engagement envers les droits de l'homme.

      Ils reflètent la promulgation d'instruments juridiques et l'adoption de politiques pour la mise en œuvre des droits de l'homme.

      Par exemple, la législation promulguée qui garantit une éducation inclusive pour tous les élèves, y compris les élèves handicapés dans des contextes publics et privés à tous les niveaux d'enseignement (Indicateur 24.1)

    • Les indicateurs de processus mesurent les efforts pour transformer les engagements en résultats souhaités.

      Ces indicateurs évaluent les politiques et mesures prises pour mettre en œuvre les engagements sur le terrain.

      Par exemple, proportion d'écoles ayant accès à… (d) des infrastructures et du matériel adaptés pour les élèves handicapés. (indicateur 24.11)
      Budget alloué pour garantir le droit des personnes handicapées à une éducation inclusive dans les milieux ordinaires, par rapport au budget alloué aux établissements d'enseignement ségrégués / séparés, que ce soit dans les écoles ordinaires ou spéciales. (Indicateur 24.24)

    • Les indicateurs de résultat mesurent les résultats des efforts visant à promouvoir les droits de l'homme.

      Les indicateurs de résultat saisissent les résultats qui reflètent le niveau de jouissance des droits de l'homme dans un contexte donné. Au fil du temps, un indicateur de résultat consolide l'impact des efforts et des mesures prises pour mettre en œuvre les engagements.

 

 

Pour plus d'informations et connaissances sur ces indicateurs :

 

https://www.ohchr.org/EN/Issues/Disability/Pages/SDG-CRPDindicators.aspx

 

 

***************

 

 

 

Pour une approche de clarification et de distinction

 

Indicateurs et critère : Distinction et articulation

 

 

Je pense que la distinction et la clarification dans la conception des indicateurs et des critères ne sont pas travaillées ou mises en lumières pour qu'ils soient appropriés comme outils de mesure et d'évaluation.

Un indicateur est un système d'information complexe qui ne permet pas d'évaluer. Ce ne sont pas des indicateurs qui évaluent et ne sont mêmes pas des outils d'évaluations. Les indicateurs renseignent sur un état, un événement et une situation plus ou moins identifiés dans le temps et l'espace.

Tout indicateur est porteur des aspects quantitatifs mesurables et manipulables selon des échelles conventionnelles.

L'absence ou la marginalisation de la notion du critère est une erreur fondamentale quand on traite un domaine ou objet qui par sa nature est qualitative : La santé, la dignité, l'égalité, la justice, l'éducation, la sécurité, etc.

 

C'est pourquoi l'indicateur ne pourrait pas être un outil d'évaluation mais c'est le critère qui est un véritable outil d'évaluation. La puissance du critère vient de son niveau d'abstraction et de complexité. Il n'est pas un ensemble d'indicateurs élaborés ou construits par des expert statisticiens. Le critère a un rapport avec l'évaluation et l'évaluation se définit en rapport avec les objectifs les buts. Selon Bonniol et Genthon (1989)3, deux figures très connues de la recherche en évaluation, un critère d'évaluation sert à évaluer ; il consiste en une dimension abstraite, nécessairement qualitative, que l'on va utiliser pour évaluer un objet.

 

En tant qu'approche, l'évaluation est une vue d'ensemble

En tant que méthodologie et démarche, elle consiste en la mise en examen du fonctionnement d'un système qui poursuit des objectifs. Donc, l’évaluation part des objectifs pour déterminer les moyens et les actions.

 

Nous posons deux questions fondamentales :

 

Quels sont les objectifs généraux de la Convention des Droits des personnes Handicapées (CDPH) ?

Ces objectifs sont-ils identifiés pour qu'ils soient appropriés et améliorés dans des réflexions et actions indépendantes et productrices du sens ?

 

Ce n'est pas l'indicateur qui pourrait être pertinent. La pertinence est un critère d'évaluation. De même, la conformité pourrait être un critère pour évaluer le niveau de correspondance de la réponse législative et juridique d'un État signataire ou État partie ou autre aux articles de la CDPH. Mais le terme de conformité a plus de connotation avec la norme que le critère. Le critère est plus complexe et plus abstrait et aussi généralisable, indépendant de tout jugement. Comme le critère de transparence, d'efficacité, de précision, de satisfaction, de visibilité, de participation, d'adéquation, de sécurité, de réalisation, etc.

Cependant, tout est dépend de vue d'ensemble dans l'évaluation. Celle-ci est directement liée aux objectifs et au but, au sens et significations, aux valeurs et aux qualités.

 

Y a-t-il un consensus dans la définition de la valeur ? Des pesanteurs socio-culturelles et paradigmatiques rentrent en jeu dans les terrains de forces et de rapports sociaux. Et c'est dans ce contexte que la dimension politique est sous-jacente. Ce que le HCDH le sait mais ne l'exprime pas de façon explicite pour x raisons.

 

Néanmoins, on peut dans la mesure du possible retenir cette définition de Ralph Linton (1977)4 qui peut avoir une validité dans la préhension de l'idée provisoire qu'on peut se faire de la notion de valeur. La valeur comme un élément commun à plusieurs situations et qui peut provoquer chez l'individu une réponse implicite. Cette réponse mérite d'être traitée comme une attitude. L'attitude devient la réponse implicite provoqué par cet élément. Dans ce cas, on peut parler du système valeur-attitude.

 

Je pense bien que les rapports de CDPH (Comité des Droits des Personnes Handicapées) parlent plus des objectifs et des buts mais moins de l'évaluation. C'est le terme de recommandations qui prime plus. Cela ne diminue en aucun cas la valeur des rapports du comité qui dans leur syntaxe et sémantique, ils s'inspirent des principes des droits de l'homme et l'esprit des conventions internationales. En plus, ces rapports ont une avantage particulière manifestement perceptible dans le processus de transformation des principes des droits de l'homme en tant que connaissances déclaratives, en connaissances procédurales dans la réalisation des démarches opératoires, pour satisfaire les droits et les besoins des personnes victimes à la fois des injustices et des pratiques inhumaines faute d'être en situation de «handicap», surtout celles qui transitent par le système psychiatrique.

 

Évaluer c'est distinguer

 

Évaluer c'est distinguer une unité dans la situation psychosociale, éducative, économique, sanitaire, etc. Ensuite c'est dégager le sens qui est reconnu à cette unité.

Si du point de vue psychosocial, l'unité distinguée est celle qui nous concerne, à savoir le handicap, il serait très utile pour nous de s'entendre sur ce concept dans ses dimensions fondamentales : physique et (psychosociale / mentale) et de lui donner un sens désinstitutionnalisé, un sens pluriel qui serait un antidote à l'acceptation conventionnelle normative et réductionniste fondamentalement maltraité par les sciences sociales, politiques et médicales, surtout dans le versant de la psychiatrie et son prolongement dans l'idéologie de la santé mentale.

 

C'est à partir des critères qu'on cherche des indicateurs et non l'inverse

 

Pourquoi ?

Tout simplement, le critère est un outil complexe qui permet de passer du sensible à l'intelligible, du concret à l'abstrait. L’indicateur quelque soit son élaboration, il reste toujours concret et dépendant des pesanteurs sociales, économique et culturelle.

Le critère pourrait être transformé en plusieurs indicateurs par des procédures de sa concrétisation et sa réalisation, mais un critère ne se réduit pas à un ensemble d'indicateurs. Il est plus que ça. Comme le critère de sécurité et de transparence.

 

Si vous analysez les indicateurs du suivi de covid-19 en France5 dans leur présentation générale, vous constaterez des aspects quantitatifs qui priment totalement. 1) Activité épidémique (taux d'incidence), 2) taux de positivité des tests virologiques, 3) Facteur de reproduction du virus (évolution du R0), 4) Tension hospitalière sur la capacité en réanimation. Le R0 (ou le R effectif) désigne le taux de reproduction d'un virus. Il s'agit du nombre moyen de nouveaux cas causés par une personne infectée dans une population sans immunité .

 

Si vous posez des questions sur les critères d'évaluation de l’épidémie, vous aurez immédiatement une présentation nuageuse mouvante qui perturbent votre navigation dans le processus et les procédures de l'évaluation à cause de la confusion totale entre indicateurs et critères, symptomatique des interférences des interprétations des faits scientifiques et des opinions.

 

Échecs perpétuels du fonctionnement du complexe psychiatrique et le déni organisé dans les logiques descendantes

 

De même, loin de reconnaître les échecs successifs et structurels du paradigme psychiatrique d'obédience bio-médicale manifestement perceptibles dans des décès des "patients", jeunes et adultes, hommes et femmes soumis à des contraintes psychiatriques et de «soins» imposés à vie, et expédiés aux enfers des douleurs et des souffrances en continu, il est légitime de souligner l'ampleur des abstractions volontaires faites aux articles 10, 12, 14, 15, 16, 17, 22, 23, 25 et 28 de la convention des droits des personnes handicapées, signée le 30 mars 2007, ratifiée le 18 février 2010 et mise en vigueur le 20 mars 2010, sans voir réellement ses traces dans le fonctionnement du complexe psychiatrique et socio-judiciaire, qui auraient du limiter les dégâts du fonctionnement de ce complexe qui tue par des médicaments des «patients» pour rien, à l'instar de ce qui est mis en exergue par Bernard Bégaud (2020)6 dans l'évaluation de l'impact des produits de la santé sur la population. Cela allait sans le dire, mais c'est d'autant mieux en le disant, et lorsque c'est un professeur de la pharmacovigilance qui le dit, c'est encore mieux.

De l'autre côté du Nord, Peter C. Gøtzsche (2020), l’auteur de Psychiatrie mortelle et déni organisé montre que la manière dont on utilise habituellement les médicaments psychiatriques inflige beaucoup plus de tort qu’elle ne fait du bien. Le professeur est médecin, établit que les médicaments psychiatriques tuent chaque année plus d’un demi-million de gens de 65 ans et plus aux États-Unis et en Europe. Ces médicaments sont la troisième cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer. Or, la consommation actuelle de psychotropes pourrait être réduite de 90 %, tout en améliorant la santé mentale et physique ainsi que la survie des patients.
 

Le cas de Nathalie représente lui seul un haut degré de pulvérisation et de mise à mort par des ordonnances des neuroleptiques, anxiolytiques, de lexomil, de risperdal et autres drogues de «correction», délivrées à volonté par la psychiatrie jusqu'à sa destruction, voire après sa mort. Le certificat de décès établi par le service de la médecine légale le 03 février 2014 après avoir passé un mois à la chambre mortuaire à l'hôpital de la Timone à Marseille est sans équivoque. Cause de décès : «Défaillance respiratoire aux surcharges médicamenteux» . https://cvjn.over-blog.com/2016/02/nathalie-texte-explicatif-cvjn.html

Certes, ce crime organisé au nom des "soins" et de "protection" est le propre même des pratiques professionnelles dans le milieu psychiatrique hospitalier menées dans une impunité totale et dans une indifférence générale. Des pratiques qui ne se prêtent plus à des évaluations en terme des examens des objectifs poursuivis et des signitifications données. 

 

Pour légitimer ces tirs contre ce paradigme, des élaborations des inducteurs qui suivent conduisent certainement à lever le voile sur les objectifs réels du complexe psychiatrique et les rouages de ses boites noires.

 

  1. des indicateurs d'abolition des contraintes psychiatriques, médicamenteux et de reconnaissance de ces faits continuels et leurs conséquences létales.

     

  2. des indicateurs de l'élimination du régime de tutelle et curatelle en conformité avec le cadre général de la convention des droits des personnes handicapées, article 12 et des rapports de la rapporteure spéciale du Comité des Droits des Personnes Handicapées des Nations-Unies et ses recommandations.

     

  3. Des indicateurs de la baisse de l'importance des droits de l'homme et du droit international qui se dévoile partout, «justifiée» au nom des mesures anti-covid-19 et de sécurité globale amplement identifiée dans la technologie de surveillance qui fusillent la vie privée, professionnelle et sociale.

     

  4. Des Indicateurs de l' effectivité des droits des personnes catégorisées de handicap dans les politiques générales en conformité aux artifices de la convention des des droits de l'homme.

     

  5. Des indicateurs de représentation démocratique et indépendante des personnes en situation de handicap, voie vers la désinstitutionnalisation.

 

 

Conclusion

 

De même, loin de représenter avec fidélité et confiance les réalités complexes des personnes catégorisées de «handicap» surtout dans le versant psycho-social, les indicateurs risquent de masquer des abus et de les faire passer pour des exceptions ou des malentendus s'ils ne se réfèrent pas à des critères, chaînon manquant dans l'approche et la démarche. Les attentes des personnes en situation de handicap, physique et psychosociale en termes de droits, de justice, de reconnaissance et de participation à l'auto-détermination sont énormes : transversales et verticales, matérielles, et morales pour qu'elles soient encore déçues et transformées en des opérations de badinage. C'est un enjeu majeur qui engage toutes les sociétés et toutes leurs instances nationales et internationales dans la perspective de leurs attentes, surtout celles qui sont déshumanisées par le système psychiatrique en neutralisant et méconnaissant leur potentiel, voire leur humanité par ses inepties tenues de diagnostics sur le fonctionnement cognitif complexe des personnes noyées dans ses filets, et livrées aux auxiliaires de la terreur sur fond de triomphe de l'absurde.

 

Les processus mentaux et l'intelligence tout court sont des qualités très importantes pour être confiées aux spéculateurs de l'idéologie de la santé mentale et ses storytellings. La désinstitutionnalisation du monde du handicap est une exigence morale et sociale qui s'impose. Pour qu'il soit réellement un objet d'inclusion dans les politiques publiques et non un objet de marché, traité par des indicateurs manipulés ouvrant aux prestations de misère, il y a plus à apprendre des gestes qui marquent comme celui de chafaka* (شفقة ) pour sa désinstitutionnalisation que de ces prestations de misère détournées en grande partie par les prédateurs de tutelle et curatelle au nom de la protection.

 

 

 

Article 10. Droit à la vie.

 

Article 12. Reconnaissance de la personnalité juridique dans des conditions d’égalité.

 

Article 14. Liberté et sécurité de la personne.

 

Article 15. Droit de ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

Article 16. Droit de ne pas être soumis à l’exploitation, à la violence et à la maltraitance.

 

Article 17. Protection de l’intégrité de la personne.

 

Article 22. Respect de la vie privée.

 

Article 23. Respect du domicile et de la famille.

 

Article 25. Santé.

 

Article 28. Niveau de vie adéquat et protection sociale.

 

 

Références basiques

 

 

1. Convention relative aux droits des personnes handicapées. https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/ConventionRightsPersonsWithDisabilities.aspx

 

2. Indicateurs des droits de l'homme sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées à l'appui d'un Programme de développement durable à l'horizon 2030 inclusif pour les personnes handicapées. https://www.ohchr.org/EN/Issues/Disability/Pages/SDG-CRPDindicators.aspx

 

3. Jean-Jacques Bonniol et Michèle Genthon. (1989). L'évaluation et ses critères : les critères de réalisation. https://www.persee.fr/doc/reper_0755-7817_1989_num_79_1_1987

 

4. Ralph Lintton. (1977). Le Fondement culturel de la personnalité. Paris.

 

5. Indicateurs de suivi de l’épidémie de COVID-19. (2020). Ministère des Solidarités et de la Santé. https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/indicateurs-de-suivi-de-lepidemie-de-covid-19/

 

6. Bernard Bégaud. (2020). La France malade du médicament. L'Observatoire.

 

* Chafaka : شفقة : Terme en langue arabe d'une signification profonde et large. Il transcende les critères sociaux et politiques par ses pesanteurs anthropologiques et morales. Il serait absurde de réduire sa signification à la compassion et la pitié envers des personnes en détresse quelque soit leur degré de vulnérabilité. Il est plus proche d'un acte volontaire, voire inconscient comportant des gestes personnels salvateurs pour des personnes en état de besoins spécifiques.

 

8. Peter C. Gøtzsche. (2020). Kit de survie en santé mentale et sevrage des médicaments psychiatriques. Institut pour la liberté scientifique. Danemark. Traduction. http://depsychiatriser.blogspot.com/

 

 

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Bernard Bégaud. (2020). La France malade du médicament. L'Observatoire

Résumé de l'ouvrage :

« Le gaspillage dans le domaine pharmaceutique se chiffre à plus de dix milliards d'euros par an. Un véritable scandale sanitaire et politique. Certes, les découvertes de ces cent vingt dernières années dans le domaine pharmaceutique ont transformé le paysage de la santé publique. Mais l'usage injustifié ou non conforme des médicaments est à l'origine d'un véritable gaspillage et, plus grave, de la moitié des effets indésirables survenant en France, souvent fatals. À qui attribuer la faute de ces prescriptions irrationnelles ? Au-delà du lobby de l'industrie pharmaceutique, lancée dans une course au profit, n'oublions pas la part de responsabilité des autorités sanitaires qui ont autorisé, remboursé et ont, seules, pouvoir de décision. Fort d'une expérience de plus de trente ans dans la pharmacovigilance, participant à de nombreux groupes d'expertise sur les plus graves affaires liées au médicament, le professeur Bernard Bégaud nous ouvre les tiroirs d'un monde opaque. Il revient en outre sur plusieurs scandales qui ont éveillé les soupçons des Français : Médiator, surconsommation d'anxiolytiques et d'antibiotiques, dérives du traitement de l'obésité...  Entre délégitimation de la parole scientifique, inaction des acteurs publics et ultralibéralisme des grandes firmes, Bernard Bégaud dénonce une passivité globale endémique».

Source :

https://www.editions-observatoire.com/content/La_France_malade_du_m%C3%A9dicament

 

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Handicap psychosocial / mental

Une appellation polluante des mercenaires de l'idéologie de la santé mentale et des agents de conformité

 

Trop d'encore a coulé et continue encore sur ce soi-disant concept de handicap mental ou psychosocial sans pour autant quitter les sentiers battus qui se nourrissent des obédiences obscures et mènent inexorablement aux bastions normatifs. Bien que la dimension mentale soit plus ou moins mise à l'écart dans une partie de la littérature dite scientifique, les odeurs idéologiques demeurent fortes dans sa reprise par les les acteurs des bullshit jobs munis des casquettes des acteurs de la santé mentale. Une imposture fortement domestiquée dans le contexte francophone, surtout l'hexagonal. Aucune hygiène épistémologique n'est entreprise pour atténuer ses pesanteurs normatives et socio-culturelles caractérisées par des fixations médicales et socio-juridiques d'un sujet, pulvérisé dans les dimensions de son identité pour être réduit à un objet dont la valeur unique est celle qui est attribuée à des signifiants du langage de la psychiatrie et ses suites idéologiques, dissimulées dans l'imposture des psychologues du système et les mercenaires de l'idéologie de la santé mentale qui se font passer de chercheurs dans l'innovation.

 

Cependant, des recherches épistémiques et scientifiques dans le monde des cognitions et des théories du traitement de l'information, et aussi dans les apprentissages et le développement cognitif et mental comme celles de Jean-Piaget, Lev Vigotsy, H. Gardner... largement commues, auraient du être source d'inspiration dans l'effort de réussir une rupture avec des entreprises normatives et de dislocation des dimensions de l'identité du sujet. Les théories des cognitions ne se positionnent pas dans la posture du jugement des porteurs de l'erreur fondamentale au sens défini par Lee Ross (1977) dans le traitement des processus mentaux. A regarder tout près, il se trouve toujours qu'il y a deux concept stratégiques identifiés dans le fonctionnement cognitifs et mis en lumières : Concept des processus mentaux contrôlés et processus mentaux non contrôlés. Sachant que tout processus cognitif est complexe dans son mode de traitement de l'information et son mode de l'élaboration, il se trouve que dans le premier cas, le langage de la psychiatrie parle de «normal». Tandis que dans le deuxième, il parle de «troubles mentaux». Délégitimer ce langage polluant est une urgence épistémique et morale pour finir avec les impostures qui badinent avec l’intelligence et ses dimensions multiples, notoirement manifestes dans des incontinences verbales et codifiées tenues de diagnostic du complexe cognitif sans scrupules. Le paradigme réductionniste des soi-disant sciences sociales et psychologiques sont des instruments qui sont au service des contraintes et non à l'émancipation et à la conscientisation par le mécanisme de la compréhension.

Le temps de la pandémie covid 19 était et demeure encore un véritable test qui a mis en lumière les véritables formes de handicap dans la sphère des pouvoirs et ses rouages bureaucratiques nauséabonds, systématiquement masqués par des stratagèmes de dédouanement et de navigation sur des peurs sans objet, propulsées et distillées partout pour rendre plus stupide et activer les bêtises de distanciation, de confinement et de «restez chez vous pour sauver les autres!».

 

A suivre...

 

 

 

 

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