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Quand le traitement fait défaut les balles prennent la parole

Méthode symptomatique de l'escalade thérapeutique


 

 


 

Un patient est mort sous les balles des forces de l'ordre le 02 septembre. Val de Marne.

https://commedesfous.com/police-psy-soins-accueil/

 

 

"L’article en question véhicule un discours sécuritaire et une hiérarchisation cynique des humains. Alors que les blessures « pas graves » de la policière retiennent toute la compassion des « journalistes »3, la personne du malade elle, n’existe pas, elle est tue. Nous ne retiendrons d’elle que le mot « violence ». Peu importe le drame éthique que représente cette réification de l’humain, dont la subjectivité est niée, disqualifiée. Ici le malade n’est plus considéré comme une personne, faite de son histoire, de son vécu, traversée par des mouvements psychiques complexes, qu’il faut se donner le temps d’analyser pour comprendre, mettre en sens, mais bien comme un anormal qui ne se conforme pas à la « norme ».

La déshumanisation des personnes fragiles et fragilisées par des déterminants psychosociaux et économiques, réduites dans leur vie à des cas psychiatriques et psychiatrisés, bon gré mal gré, et instrumentalisées par les promoteurs des logiques sécuritaires, lesquels font toujours mine de pleurer sur les victimes qui ne demandent qu'une chose simple, les écouter, ne se prononcent que pour ternir les vulnérables, coupables d'être ainsi et pour se disculper tout en poursuivant leurs objectifs premiers, objectifs a priori, contrariés par le cri des victimes et leurs proches.
Cela me rappelle une autre histoire, plus qu'une histoire, une incapacité inhérente à sa vision à percevoir et traiter le différent et le semblable.


Du Val de Marne aux Bouches du Rhône (13), à Aix-en-Provence, la représentation est la même, la procédure est la même et l'objectif est le même. 19 octobre 2010, une armada de préfecture, de police et d'un commando de médecins et psychiatres attaquait à 20h une citoyenne innocente à l'intérieur de son appartement, terrorisée par les représentants de la démocratie et des droits de l'homme la forçant à accepter l'inacceptable en l'embarquement dans un convoi pour l'enfermer dans un centre psychiatrique parce qu'elle était faible, parce qu'elle était vulnérable et parce que 'elle était elle-même parce qu'elle était coupable d'avoir demandé ses droits rien que ses droits minimes pour survivre : Nathalie. Et depuis, son compagnon se battait avec peu dont il disposait pour comprendre et agir. Et depuis, la vulnérable, son corps ravagé par des injections et des comprimés jusqu'à sa destruction totale le 31 janvier 2014 à l'âge de 43 ans. Les crocs étaient chargés de toutes les formes pour percer et déchiqueter pire que la gueule du crocodile du Nil. Pour arriver à satisfaire leur désir de prédateurs, ils ont fini par l'étouffement de son dernier souffle la nuit du 30 au 31 janvier 2014. Il a failli partir dans l'indifférence totale dans une ville indifférente et insensible aux personnes broyées par les logiques de l'exclusion et de marginalisation. Seules ma sensibilité et ma culture personnelle ont été mes premières et dernières armes face au monstre. Je l'ai enterré dans la dignité et ouvert des pages dans une colère justifiée et une émotion forte pour qu'elle reste un symbole, un témoignage et une vérité qui expriment l'inexprimé et qui disent ce qu'on refuse d'écouter et d'entendre dans cette société. Ils l'ont tué à leur manière. Ils l'ont tué au nom de "soins" et de "protection juridique des majeurs". Que dit la justice ? Rien. Elle est une référence manquante dans tous les étages de cette société.

Collectif vérité et justice pour Nathalie
www.cvjn.over-blog.com